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0 L’homme qui voulut être roi

Fabienne to Lectures  

L'homme qui voulut être roiCarrière inégale, en dents de scie, que celle de John Huston, cinéaste qui fit alterner les projets les plus ambitieux et les tâches de commande les plus commerciales… Par chance, ce film-ci appartient à la première catégorie. C’est l’adaptation spectaculaire d’un roman de Rudyard Kipling, qui fait revivre l’époque mythique de l’armée des Indes. Huston a trouvé chez Kipling une thématique qui lui convient parfaitement, une méditation toujours actuelle sur la folie de l’or et du pouvoir. Car c’est la cupidité, d’abord qui pousse deux anciens officiers anglais (Sean Connery et Michael Gaine) sur la route du mirifique Kafiristan, Eldorado au pied de l’Himalaya, où ils comptent bien faire fortune… En chemin, une bataille entre deux tribus rivales permet à l’un des compères (Sean Connery) de passer pour un dieu vivant aux yeux des indigènes : il a reçu une flèche en pleine poitrine et il n’en est pas mort(en réalité, la méchante flèche s’est plantée dans sa cartouchière, ah ! ah !). Conduit à la ville sainte du Kafiristan, il est proclamé roi sans autre forme de procès… Et à partir de ce moment, il va commencer à y croire ! C’est un peu le thème final de «Apocalypse now», mais un siècle plut tôt. Sujet fascinant, qui est le centre d’un film plein d’action et de rebondissements, une magnifique aventure au sein de paysages grandioses.

Boire et déboires

Boire et déboiresAnalyste dans une importante société financière, Walter doit absolument se rendre à un dîner très important organisé par son patron. Obligé d’arriver avec une «escorte» féminine, il invite Nadia Gates, une jeune femme qu’il ne connaît pas mais qui lui est vivement recommandée par son frère. Celui-ci l’informe que Nadia est extrêmement sensible à l’alcool au point de perdre toute retenue au premier verre absorbé. Ébloui par le charme et la personnalité de sa compagne d’un soir, Walter lui offre une coupe de champagne et, par la même occasion, la voit se transformer en redoutable furie qui va bouleverser sa soirée et sa vie. Plus proche de l’esprit de «Un sacré bordel» que de «That’s lite», le film de Blake Edwards opte pour un humour volontiers «rentre-de-dans» et pas toujours très léger. Nous sommes ici au para-dis des tartes à la crème qui volent et des autos qui se télescopent deux fois plutôt qu’une. Ce comique à répétition n’est pas toujours du meilleur effet, mais Bruce Willis (héros du feuilleton TV «Clair de lune») et, surtout, Kim Basinger (mystérieusement teinte en brune) sauvent les dégâts et l’honneur.

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