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0 La maison de jade

Fabienne to Lectures  

Jacqueline Bisset, l’Anglo-Saxonne, se sent bien en France. Après « La nuit américaine » de Truffaut et «Le magnifique» de de Broca, cette comédienne à l’ironie élégante a tourné chez nous «La maison de jade», d’après le roman de Madeleine Chapsal. Quelles que soient les qualités de ce mélo-intello, il reste le plaisir de voir Jacqueline Bisset, avec sa rayonnante beauté de femme de quarante ans, aborder avec sensibilité ce personnage de «femme mûre avec amant très jeune».La maison de jade Dans «La maison de jade», Jacqueline Bisset incarne deux visages d’une même femme : Jane rayonnante de bonheur, mais aussi Jane marquée par la douleur, le visage à nu et hagard de chagrin. Une femme abandonnée se souvient. Trois ans plus tôt, un jeune homme l’a poursuivie et l’a séduite, s’est imposé dans sa vie jusqu’à se rendre totalement indispensable. Puis il l’a chassée. Jeunesse est ingrate, tout de même ! L’histoire a quelque chose du roman-photo pour dames d’un certain âge et du règlement de comptes misogyne… Mais cela, c’est sans doute le roman de Madeleine Chapsal.

Péril en la demeure

Péril en la demeureDavid, musicien de charme, rend visite à sa nouvelle élève pour une première leçon. Il découvre une jeune fille passionnée de guitare qui le fait basculer malgré lui dans l’atmosphère sulfureuse d’une grande demeure bourgeoise. Sa mère, la quarantaine discrète est une femme ambiguë qui dissimule ses desseins pervers. Le jeune homme tombe très vite dans le piège de ses avances. Son mari, faussement consentant, engage un tueur énigmatique pour l’éliminer. Parallèlement, une jeune voisine infirme, nympho et voyeuse, observe l’évolution malsaine de cet étrange manège. Les événements s’embrouillent dans la tête de David, qui se croit victime d’un complot… Le malaise est véritablement l’impression étouffante qui domine dans ce film original mêlant habilement suspense et histoire d’amour. L’interprétation d’Anémone est particulièrement saisissante. Elle use de son physique pour distiller une sensation énigmatique et pesante. Le trio Piccoli-Garcia-Malavoy fonctionne à merveille et donne une nouvelle dimension aux rapports couple-amant. Richard Bohringer vient, lui, ajouter son mystère au film. Les dialogues sont épatants et la réalisation fut couronnée d’un César.

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