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Fabienne to Lectures  

On sent que «Cocktail» se veut un festival Tom Croise… Sourire sexy et carnassier, regard facétieux, silhouette harmonieusement musclée. Cruise continue son ascension en flèche, après «Riskybusiness», «Top gun» ou «La couleur de l’argent» et avant «Rain man». Le jeune héros de «Cocktail» est persuadé que le monde n’attend que lui. Toujours un manuel sur l’art de réussir dans la poche, mais sans diplôme, il part à la conquête de Wall Street et se retrouve petit barman ! C’est là qu’intervient le comédien australien Bryan Brown, la vedette de «F/X» ou le partenaire de Sigourney Weaver dans «Gorilles dans la brume». Brown compose un personnage de vieux barman roublard et cynique qui prend Cruise sous son aie protectrice et lui apprend l’art de préparer les cocktails les plus exotiques, la manière de blaguer et de mettre dans sa poche le client, le talent de faire craquer les jolies consommatrices. Doug et Brian ont une manière unique de jongler avec les bouteilles, de chanter et danser en servant leurs boissons. Leur bar devient vite un must à New York. Jusque-là le film est très tonique, et ne manque pas de charme. Mais, hélas, les deux copains se fâchent et Cruise part de son côté, jouer les romantiques et les sentimentaux, amoureux transi d’une pauvre cette fille riche. Et là, le film s’enlise interminablement. Dommage !

Punchline

New York city. Un café-théâtre nommé «Gas Station» (la station service) sert de banc d’essai aux comiques, bons ou mauvais, ringards invétérés ou espoirs, pratiquant cette spécialité américaine bien connue depuis Lenny Bruce le monologue, émaillé de gags et de répliques qui tuent (la «punchline», où tout le monde est sensé éclater de rire). Lilah une mère de famille rigolote qui rêve depuis toujours de monter sur les planches (Sally Field), va tenter sa chance sur cette scène difficile malgré les récriminations de sa famille. Hélas ! Ses gags ne font rire personne. Au contraire, le jeune Steven Gold, Tom Hanks) est aussi brillant que névrosé. Il réussira à coup sûr. Fascinée, Lilah lui demande de l’aider, ce qu’il refusé d’abord obstinément. Mas elle l’apprivoise, se met à l’école du jeune prodige qui la traite avec rudesse, et du coup elle progresse. Vient le jour d’un concours dont le gagnant aura les honneurs de la télévision… Le cinéma américain adore les coulisses du show-biz, on le sait. «Punchline» est intéressant par son côté documentaire sur le milieu des «diseurs de monologues». Seul ennui pour nous ils ne sont jamais très drôles, ni les «mauvais» ni les supposés «géniaux». D’où un manque de crédibilité qui a, sans doute, nui au film en France. Reste la performance, très honorable, de Sally Field et l’abattage de Tom Hanks.

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