Le retour de la rivière kwai

Le retour de la rivière kwaiIl y a eu «Le pont de la rivière Kwaï», roman de Pierre Boulle dont David Lean fit un film à grand spectacle en 1957. Voici «Le retour de la rivière Kwaï», adapté d’un roman de Joan et Clay Blair Jr par le vieux routier du film d’action, Andrew V.McLaglen. D’ailleurs, «Les oies sauvages» et «Le commando secret de sa Majesté», réalisés par lui, sont de la même veine que ce film-ci. L’action du «Retour de la rivière Kwaï »commence au moment même où se terminait le film de David Lean. Le pont vient de sauter. Le Japonais (haineux), responsable du camp de prisonniers décide des représailles. Heureusement, un Nippon moins méchant arrive avec l’ordre de transporter par train tous les prisonniers jusqu’à Saïgon où un bateau les emmènera vers le Japon. «Le pont de la rivière Kwaï» devient alors «La grande évasion». Tous les moyens sont mis en œuvre pour arracher les valeureux soldats alliés des griffes des vilains Asiates… Décidément, les épopées guerrières made in Hollywood gardent toujours la même tendance au manichéisme et au racisme anti-Jaunes. Réalisé avec un petit budget mais avec un net savoir-faire, ce film d’aventures guerrières semble incroyablement vieillot. Mais les nostalgiques du «Ah, Dieu, que la guerre est jolie !» y trouveront sans doute quelque plaisir…

Act of piracy

Act of piracyAvec «L’horrible invasion» et « ses araignées tueuses », John Bud Cardos avait prouvé qu’il est un sacré cinéaste d’action. Son thriller «Act of piracy» laisse les mains moites et le cœur palpitant, même si, au milieu du film, l’intérêt se relâche un peu. Il faut dire que John Bud Cardos joue sur du velours. Un commando de terroristes prend possession d’un yacht en pleine mer, élimine l’équipage et les passagers sauf … deux enfants qu’il garde en otages. Les parents vont chercher une piste, puis passer à l’action. Cela nous offrira quelques scènes de fusillades et de courses-poursuites d’une rare violence. « Act of piracy » commence et se termine par deux feux d’artifices la capture du bateau initial et le règlement de comptes final. Du cinéma — extrêmement roublard et efficace — qui secoue, mais ne fatigue pas les méninges. Avis aux amateurs.

Entre onze heures et minuit

Entre onze heures et minuitAssocié aux Fiches de Monsieur Cinéma, Virgin propose une nouvelle collection de classiques dont il faut souligner l’élégante présentation (très classe, la maquette !) enrichie de nombreux éléments d’informations, tant sur la jaquette qu’à l’intérieur du boîtier, où se trouve un fac-similé de la fiche consacrée au film. Plus de temps gaspillé en recherches pour retrouver le générique. En outre, chaque cassette commence par un court métrage récent inédit, ici le très amusant «VO» de Christophe Delmas, avec Jean-Pierre Kalfon. Quant au film d’Henri Decoin, quel petit joyau ! Non seulement il y a la présence de Jouvet, à mi-chemin entre «Copie conforme» et «Quai des Orfèvres», dans le rôle d’un flic qui enquête sur le meurtre d’un gangster qui était, ô surprise, son parfait sosie. Mais aussi les dialogues de Jeanson, percutants, et la mise en scène d’Henri Decoin, qu’il faut absolument redécouvrir. Elle est constamment inventive, rythmée, fluide, bourrée de trouvailles dans les cadrages et dans le montage évitant les clichés et les caricatures, avec une noirceur qui rappelle Clouzot, mais sans sa cruauté parfois morbide. Un excellent polar où on ne s’ennuie pas une seconde.

Crocodile dundee 2

Il est de retour et c’est Paul Hogan lui-même qui a écrit le scénario. Crocodile Dundee est heureux à New York comme un caïman dans l’eau. Il partage désormais la vie de la jeune et jolie journaliste Sue. Mais Sue est enlevée par un gros trafiquant de drogue, parce qu’elle détient des documents compromettants pour lui. Il n’en faut pas plus à Crocodile Dundee, qui s’attaque aux truands réfugiés dans le bush australien…Crocodile dundee 2 Tout a été dit dans le premier film qui était plus orienté vers la comédie satirique. Le premier contact de l’homme des contrées sauvages avec la civilisation et la jungle des villes permettait une fable très actuelle et assez drôle. Là, on peut remplacer Paul Hogan par Eddie Murphy ou Charles Bronson, rien ne change. On est dans un thriller musclé et sans surprise. Restent quelques rares gags (Crocodile Dundee pêchant à l’explosif dans le port de New York) et des scènes d’action rondement filmées.