Inferno

Locataire d’une maison glauque et baroque à New York, Rose est attirée par un étrange livre, «Les trois mères». Génitrices de malheurs et de destruction, ces diablesses infernales semblent habiter sa demeure. Une succession d’événements insolites et horribles s’abat bientôt sur Rose et son entourage. Sauvagement poignardée, elle ne laisse derrière elle qu’une lettre confuse expédiée à son frère, Mark. Il tentera de percer ce mystère qui l’entraînera dans les méandres de l’enfer… Meurtres pour le moins inventifs (la fenêtre guillotineuse est particulièrement gratinée !), tension machiavélique, énigme oppressante subtilement teintée de gore Argento a su contourner l’hémoglobine gratuite et s’affirme ici comme le grand maestro du polar fantastique. L’atmosphère trouble et sulfureuse qui plane autour d’un suspense latent, nous annonce une finalité angoissante parce qu’irrémédiable. Un petit chef-d’œuvre de l’épouvante dans la lignée de «Ténèbres» et de «Suspiria».

Hair

1967. La guerre du Vietnam fait rage. Claude est un jeune appelé du contingent américain. Avant d’intégrer sa caserne, il profite pour la première fois des joies de New York. Il entre prend de visiter les grands monuments et les endroits typiques. Son premier contact avec la cité s’effectue à Central Park, où il lie connaissance avec un groupe de hippies et tombe amoureux d’une cavalière de bonne famille. Mais il n’est qu’à deux jours du départ à l’armée et ne voit pas comment il pourra avouer son coup de foudre à la belle… Milos Forman réalise ici son premier film musical, cinq ans avant son chef-d’œuvre, «Amadeus». Adapté de la pièce de Gérôme Ragni, sa plongée dans la période Woodstock années 70 est particulièrement réussie. Les chorégraphies sont bien réglées et les acteurs convaincants. La musique a, en revanche, plutôt mal vieilli. Le film restera dans les mémoires grâce à certains passages anthologiques comme celui où la troupe débarque en pleine réception de famille bourgeoise. A (re)voir…

La guerre des étoiles

La guerre des étoilesPRIX INDICATIF 400 F (coffret trilogie)En tournant «Star wars» pour réaliser un rêve d’enfance, George Lucas n’aurait jamais imaginé jusqu’où cette folle entreprise allait le mener. Dès sa sortie, pendant l’été 1977, le premier épisode de ce qui allait devenir une fabuleuse saga devint le plus grand succès de l’histoire du cinéma en pulvérisant les records de recettes. C’est donc ici que se nouent les fils d’une intrigue qui va passionner des millions de spectateurs : fuyant les forces impériales, la princesse Leia Organa est capturée par DarthVader, l’âme damnée de l’empereur. Avant de tomber entre ses griffes, elle a juste le temps d’expédier deux androïdes sur la planète Tatooine pour alerter Ben Kenobi, survivant de l’Ordre des Jedis, ces chevaliers du cosmos, qui fit jadis régner la paix et la justice dans la galaxie. Les androïdes, C-3P0 et R2-D2, sont recueillis par le jeune Luke Skywalker, qui prend fait et cause pour les rebelles et… la princesse, et leur assure le concours du sympathique aventurier Han Solo et de son wookie favori, Chewbacca. La fine équipe est formée et, dans cette première aventure, nos vaillants amis vont s’employer à mettre hors d’état de nuire la terrible Étoile noire commandée par Moff Tarkin. Les chasseurs vrombissent dans l’espace, les lasers fusent, ça explose, ça gicle, ça illumine, on s’amuse comme des fous en découvrant ces batailles galactiques !

Furie

FurieDirecteur perfide d’une étude sur les facultés parapsychologiques, Childress caresse l’espoir de s’incruster dans le milieu politique des USA. Seul Robin, progéniture de son ami Peter, aux pouvoirs étonnants, pourrait concrétiser son fantasme. Peu concerné par la loyauté, Childress le kidnappe. Les recherches de Peter le projettent dans l’univers malsain des extra-lucides, où, grâce à une jeune médium, il tentera de récupérer son fils. Considéré par les «palmaphiles» comme un mauvais cru du réalisateur, «Furie» n’en demeure pas moins un must du grand frisson. L’intrigue est sans doute moins aboutie, au profit d’une mise en scène torturée, qui joue sur l’ambiance éprouvante des sciences occultes. La grande force du film réside surtout dans les effets spéciaux, redoutablement efficaces. L’affrontement entre Cassavetes, ténébreux, Douglas, émouvant, et Amy Irving (ex-Mrs Spielberg), troublante, est simplement superbe.